Conseils 1

L'enjeu de ces conseils est d'éviter les erreurs au moment de choisir les plantes pour son jardin. Il en existe pour tous les goûts, mais aussi pour chaque situation, aussi extrême soit-elle.

Commencez par une observation attentive des lieux : votre terrain est-il abrité ou soumis à des vents importants ? Où se trouvent les zones fraîches, humides ou sèches ?

La luminosité est-elle la même partout ? Quelle est la nature de la terre : sableuse, limoneuse, argileuse ?

Reconnaître l'exposition
  • Le soleil du matin (avant 13 h) est idéal pour de nombreuse plantes, car lumineux sans être brûlant.
  • Le soleil vif (de 13 h à 17 h) a des conséquences d'autant plus domageables qu'il apparaît rapidement.
  • Le soleil de fin de journée (après 17 h).
  • Là où la luminosité reste bonne, on peut choisir des plantes de clairière.
  • Dans les cours sombres, il faut miser sur les plantes d'ombre.

  • Reconnaître le sol
    La flore spontanée qui éclot dans le jardin donne des indications fiables sur la nature du sol. Il faut l'observer attentivement.


  • Le sol idéal, ou équilibré, se caractérise par la présence de mouron blanc, de plantain lancéolé, de luzerne tachetée et de grande oseille.

  • Les sols lourds et argileux sont prisés de l'amarante, du chardon, du liseron des champs, du plantain majeur, de la renoncule, du pissenlit. Les boutons d'or apprécient aussi ce type de sol. Si, en plus, il est acide, vous verrez sans doute des pâquerettes et de la petite oseille.

  • Les sols calcaires secs laissent éclore campanules, géraniums des prés, hélianthèmes, pimprenelles et silènes. Si, en plus, votre sol est riche en humus, vous aurez de la camomille allemande, du coquelicot, du lamier pourpre, du liseron des champs, de la moutarde blanche et du pied-d'alouette.

  • Les sols riches en azote accueillent volontiers l'armoise, la morelle noire et l'ortie. La présence de chénopodes indique que le sol est riche en matière organique. Le fumemeterre précise que le sol est peu épais, et le grateron qu'il est au contraire, profond.

  • Les sols humides et insuffisamment aérés voient pousser des colchiques, des prèles, de la menthe des champs ainsi que de la consoude.

  • Les sols acides sont naturellement plantés de châtaigniers, genêts à balai, bruyères, pâturains, oseille des prés, ajoncs, myrtilles et callunes.

  • On peut, d'un rapide coup d'oeil, assorti de quelques coups de bêche, avoir quelques idées sur la nature et la structure du sol de son jardin.

    L'âge du sol
  • Une faible présence de cailloux, indique que le sol est profond et homogène. Il se travaillera facilement.
  • Si vous avez de petit cailloux en grand nombre, cela signifie que votre sol est plutôt jeune, quoique cultivé depuis déja longtemps.
  • Si vous trouvez une couche rocheuse à environ 50 cm de profondeur, le sol est jeune et superficiel.

  • Sa nature
    La couleur du sol, sur une trentaine de cm de profondeur, fournit un premier indice quant à sa nature.
  • Un sol marron clair est riche en argile.
  • Un sol brun foncé, en humus (ou matière organique).
  • Une teinte rouge indique une grande quantité d'oxydes de fer (il faudra prévoir des apports de terre végétale).

  • La texture du sol fournit d'autres renseignements
  • Si l'on malaxe une motte de terre que celle ci s'effrite facilement et qu'elle crisse sous les doigts, on a un sol sableux.
  • Si la terre est très compacte, on a un sol argileux.
  • Si en plus elle se manipule aisément et peut changer de forme, le sol contient aussi du limon, ce qui est très bon signe.
  • Et si la même motte se brise en tombant par terre, on a toutes les chances d'avoir un sol proche de la composition idéale.

  • Sa structure
    On reconnaît la bonne structure d'un sol au profond enracinement de ses plantes, à la bonne odeur de la terre, au fait que l'eau ne reste pas longtemps au fond d'un trou après la pluie. Un sol bien structuré est en outre assez facile à retourner : les grumeaux de terre ne se brisent pas facilement et il n'y a pas de semelle de compactage (croûte dure) dans les 20 premiers cm. Si la structure est mauvaise, on constate simplement le contraire : les plantes sont peu enracinées, l'eau stagne dans un trou ou en surface. Un faible nombre de vers de terre contribue au tassement de la couche arable. Les grumeaux de terre se dégradent aisément, formant une semelle à la surface du sol.

    Son degré d'humidité
    La bonne ou mauvaise circulation de l'eau peut être indiquée par la couleur de la terre. Si, sur une tranche de 50 cm de profondeur, le sol présente un dégradé, cela signifie qu'il est sensible au lessivage par la pluie et que la circulation de l'eau est plutôt bonne. Une teinte uniforme sur toute la hauteur indique, en revanche, que le sol est peu sujet au lessivage.

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